Carnet de route

Rando-Bivouac de Fred et Anaïs

Le 04/08/2026 par Geay Fred

Pour ce deuxième bivouac, je décide de l'agrémenter par l'ascension du petit Vignemale!
Notre groupe est composé de 7 personnes: Charlotte la sage, Claire la dynamique, Estelle la botaniste, Alma l'intrepide, Yoann le sportif, Anaïs la conteuse et Fred le lève tôt !

Je laisse la parole à Alma qui par son récit nous transporte dans cette belle montagne.

"Samedi matin, rendez-vous à 9 h sur l’aire de covoiturage, départ en direction du parking du pont d’Espagne. Pour aujourd’hui, l’objectif est simplement de poser nos tentes aux  Oulettes de Gaube. On monte tranquillement, en prenant le temps d’admirer le paysage et de faire connaissance. Forêts et plateaux se succèdent, l’eau est toujours présente. On prend le temps de s’arrêter, d’observer. On arrivera au refuge en fin d’après-midi. Il y a du monde. On part rapidement à la recherche d’un emplacement pour poser les tentes. Le plus important ? Encercler celle d’Anaïs pour la protéger contre l’intrusion de tout animal sauvage.
 
Quelques gouttes tombent, juste suffisamment pour nous pousser à monter rapidement nos tentes. Pas assez pour que notre matériel soit mouillé. Chacun vaque à ses occupations : brin de toilette, visite du refuge, apéro, test et comparatif du matériel de bivouac des uns et des autres. Le temps passe vite et on se retrouve rapidement autour d’un petit dîner, pendant lequel Anaïs nous conte ses aventures de montagne.
 
– Règle n° 1 : ne pas sous-estimer la pugnacité d’un renard affamé.
 
À côté de nous, deux garçons se font attaquer par un cheval un peu trop envahissant. Je découvre ma nouvelle fonction dans le groupe : dégager les chevaux du campement (et permettre par là même à Anaïs de dormir en paix).
 
On ne tardera d’ailleurs pas à se coucher. Le lendemain, la journée s’annonce un peu plus costaude.
 
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Il est 5 h 30. La lune éclaire la face Nord du Vignemale. Le glacier des Oulettes scintille légèrement. Deux petits points lumineux se détachent à ses pieds. Les premiers alpinistes sont déjà en route. Il fait doux. Tout le monde dort encore. Une paire d’yeux brille dans le noir, à quelques mètres des tentes. Ceux du cheval d’hier ? C’est probablement mon heure préférée de la journée. En tête à tête avec la montagne. Seule une légère brise et le son lointain des cloches viennent parfois interrompre le silence.
 
6 h 30. Les brebis sont de retour. Nous les laissons reprendre possession de leurs pâturages et nous mettons en route en direction du Petit Vignemale. L’ascension se déroule sans encombre. On profite de la fraîcheur de la matinée dans le silence. À mesure que le soleil prend de la hauteur, les corps se réveillent, les langues se délient et les discussions reprennent.
 
J’ai perdu la notion du temps, absorbée par la beauté dont les premières lumières du jour habillent le paysage. Nous avons passé le col qui mène au refuge de Bayssellance au moment où le soleil commençait à éclairer le lac de Gaube, et y avons laissé nos sacs pour entamer l’ascension du Petit Vignemale.
 
Arrivés en haut. Vue panoramique sur la vallée. Il fait doux. Il est encore tôt. On observe un petit groupe évoluer en direction du Vignemale. Quelques vautours commencent à tourner dans les airs. On profite de la vue sans pour autant s’éterniser. Le monde commence à arriver.
 
On se félicitera tout au long de la descente d’être partis de bonne heure. Au-dessus du sentier, trois isards broutent tranquillement, sans nous prêter grande attention. Isards ou bouquetins ? Il nous manque les jumelles pour trancher la question. En tout cas, il y a de la vie autour de nous. Un peu plus loin, sur les hauteurs du lac d’Estom, c’est une petite marmotte qui prendra le temps de nous observer avancer.
 
Pour l’heure, il nous faut passer le col d’Arraillé pour rejoindre la vallée du Lutour. On pique-nique en haut du col, avant d’attaquer la descente dans le pierrier. Calme absolu. La foule a disparu et on se retrouve seuls dans ce décor minéral. On prend le temps de profiter de l’instant. Comme une envie de mettre le temps en pause.
 
Il nous reste une belle descente à faire avant de rejoindre le parking de la Fruitière. On se met doucement en route, à travers le chaos de pierres. Parfois, le sentier apparaît, avant d’être à nouveau avalé par la roche. Le cadavre d’une brebis embaume l’air, dans l’attente que les vautours fassent leur travail.
 
Un névé en contrebas, dernier vestige de l’hiver, habille le paysage de contraste. La descente a quelque chose d’envoûtant, d’hypnotique. À mesure qu’on descend, la verdure vient grignoter la roche, promesse de l’approche d’un terrain plus confortable.
 
Framboises et myrtilles réapparaissent, pour le plus grand bonheur des gourmands du groupe. Au détour d’un chemin, le lac d’Estom se révèle enfin en contrebas. Quelques nuages se succèdent dans le ciel, faisant varier la couleur de l’eau. Bleu profond, turquoise, bleu-vert, bleu gris. Cinquante nuances de bleu.
 
On perd de l’altitude, et les silhouettes des randonneurs venus profiter des lieux pour la journée commencent à se dessiner autour de nous. Retour progressif à la civilisation.
 
Après une courte pause au refuge d’Estom, le temps de remplir les gourdes, de tester la slackline et de grignoter rapidement, nous sommes de nouveau sur le sentier. En marche pour la dernière descente. Rivière, forêt, vallées. Le rythme du groupe s’accélère à mesure qu’on approche de notre point d’arrivée.
 
1 000 m de D+ et plus de 1 700 m de D- plus tard, nous voici enfin les pieds dans l’eau de la rivière, aux portes du restaurant de la Fruitière. On s’y arrête pour un dernier verre, des crêpes et des tartes aux myrtilles (qui sont toujours meilleures en montagne). Dernier moment de partage de ce joli week-end, avant de se dire au revoir et de reprendre la route en attendant la prochaine occasion de se réunir"
 






CLUB ALPIN FRANCAIS BAYONNE PAYS BASQUE
MAISON DES ASSOCIATIONS
11 ALLEE DE GLAIN
64100  BAYONNE
Permanences :
LES JEUDI 18h30-19h30 de septembre à juin à la salle d'escalade de Sainte Croix à Bayonne